DOMAIN
DOMAIN, un environnement applicatif conçu pour répondre à un problème central de l'informatique moderne : des espaces de travail numériques composés de nombreux outils qui ne s'intègrent pas fluidement.
FIG 1.0 - Domain, une couche d'orchestration, une base pour nos application.
Domain est, comme le nom l'indique, une plateforme faite pour être une fondation et un conteneur pour d'autre aplication offrant securité, fluidité et connectivité.
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Pourquoi monter la platform Domain
A u cours de la dernière décennie, l’informatique a profondément changé. Le travail s’effectue de plus en plus à travers des services infonuagiques, des applications web, des plateformes collaboratives, des outils d’IA et des systèmes en ligne persistants, plutôt que dans des logiciels de bureau isolés. Ces technologies ont considérablement élargi ce que les utilisateurs peuvent faire, mais elles ont aussi introduit un nouveau problème : la fragmentation.
Les flux de travail modernes ne se limitent plus à une seule application ou à un seul environnement. Ils s’étendent désormais sur des dizaines d’outils, de fenêtres, d’onglets et de services, obligeant les utilisateurs à reconstruire sans cesse le contexte lorsqu’ils passent d’une tâche à l’autre. Le résultat est un environnement où l’accès aux logiciels est abondant, mais où la continuité du travail reste difficile à préserver.
Cela pose une question plus large. Si les systèmes d’exploitation fournissent la base pour exécuter des applications, et les navigateurs la base pour accéder à l’information, qu’est-ce qui fournit la base pour maintenir la continuité dans des flux de travail toujours plus complexes ?
L’idée développée dans l’article précédent est que l’informatique moderne manque d’une couche dédiée à l’espace de travail : une couche opérationnelle capable de préserver le contexte entre les applications, les sessions et les services. Au lieu de demander aux utilisateurs de reconstruire sans cesse leur environnement, une telle couche traiterait les flux de travail comme des structures persistantes, que l’on peut reprendre, adapter et faire évoluer dans le temps.
Cette perspective déplace la discussion des applications individuelles vers les environnements qui les relient. Le défi n’est plus de créer davantage d’outils. Il s’agit de construire des systèmes capables d’organiser ces outils dans des espaces de travail cohérents.
« DOMAIN est notre tentative de repenser cette couche. »
Non pas en remplaçant le système d’exploitation, ni en construisant un nouveau navigateur web, mais en créant un environnement applicatif centralisé conçu pour héberger, organiser et coordonner des outils numériques au sein d’un espace de travail unique et cohérent.
Présentation de DOMAIN
Chercher l'organisation et la simplicité.
Les flux de travail modernes pousse les utilisateurs à traverser désormais plusieurs applications et services simultanément.
Ce qui manque de plus en plus, c'est la continuité.
FIG 2 — Domain.soft
Le coût du changement de contexte
La manière la plus simple de décrire DOMAIN est de le présenter comme un operateur de flux de travail. Il agit comme un environnement persistant où applications web, outils internes, services et modules de plateforme peuvent coexister sous une interface contrôlée. Les utilisateurs peuvent lancer des applications côte à côte, les organiser en espaces de travail, laisser certains services tourner en arrière-plan, définir la manière dont les ressources sont réparties, et passer d’un contexte de travail à un autre sans devoir reconstruire leur environnement à chaque fois.
À bien des égards, DOMAIN se rapproche davantage d’une couche opérationnelle virtuelle légère que d’une application classique. Le projet est né en interne d’un constat simple et concret : les flux de travail modernes sont de plus en plus centrés sur les applications plutôt que sur les documents. Les utilisateurs n’interagissent plus principalement avec des fichiers isolés stockés localement sur leur machine. Ils passent continuellement d’un système infonuagique à une plateforme collaborative, d’un tableau de bord à un éditeur, d’un outil multimédia à un assistant IA, d’une couche de communication à un environnement basé sur le navigateur.
Le navigateur est devenu, de fait, le système d’exploitation d’une grande partie du travail moderne. Il résout remarquablement bien la navigation, mais il n’a jamais été conçu pour orchestrer des flux de travail durables. Il a été conçu avant tout pour parcourir des pages.
« DOMAIN aborde le problème autrement. »
Les navigateurs aident les utilisateurs à naviguer dans l’information. DOMAIN aide les utilisateurs à maintenir la continuité dans leur travail. Plutôt que de traiter les applications comme des onglets isolés en compétition pour l’attention, la plateforme les considère comme des composants persistants d’un espace de travail plus vaste, que l’on peut orchestrer ensemble. En pratique, cela signifie qu’un espace de travail n’est plus seulement un ensemble d’outils, mais un environnement durable que l’on peut composer, réutiliser et reprendre.
Cela permet à un utilisateur de bénéficier de :
Une couche de communication persistante
Les outils de communication restent actifs en arrière-plan sans perturber le flux de travail principal, ce qui permet de rester joignable sans devoir changer constamment de contexte.
Des notifications sensibles au contexte
Les signaux provenant de différents services apparaissent dans leur contexte, au lieu de se présenter comme des interruptions isolées qui se disputent l’attention.
La continuité de l’espace de travail
Des environnements de travail entiers peuvent être enregistrés puis repris instantanément, en conservant leur état d’une session à l’autre au lieu de devoir être reconstruits manuellement.
Des flux de travail transapplicatifs
Les outils peuvent partager du contexte à l’intérieur d’un espace de travail, ce qui permet à des processus de s’étendre sur plusieurs applications sans rupture.
Des environnements de travail composés
Plusieurs applications peuvent être agencées dans des configurations pensées pour des tâches ou des usages précis.
Des états d’espace de travail réutilisables
Les espaces de travail ne sont plus des arrangements temporaires, mais des structures persistantes que l’on peut réutiliser, adapter et faire évoluer.
« L’objectif n’est pas simplement le multitâche. C’est la continuité. »
Au-delà de la super application
C’est ici que DOMAIN se distingue de l’idée d’une « super application » traditionnelle.
Plus qu’un conteneur
Les capacités d'un environement Domain.soft sont plus large que simplement contenir des apps ou connecté des services.
Travail distribué
Les flux de travail modernes pousse les utilisateurs à traverser désormais plusieurs applications et services simultanément.
FIG 3 — Une vue d'un espace de travail organisé.
Le terme de super app est généralement associé à des plateformes comme WeChat ou Grab, où plusieurs services telle que les paiements, messagerie, transport, achats et mini-programmes coexistent dans un même écosystème. Les super apps visent en général à regrouper l’activité de l’utilisateur dans une couche de plateforme unifiée.
DOMAIN partage certaines similitudes architecturales avec ces idées, notamment dans sa capacité à héberger des applications modulaires dans un environnement parent, mais la direction poursuivie est différente.
Nous ne cherchons pas à créer une application totalisante dans laquelle tous les services seraient absorbés par un écosystème fermé. DOMAIN est conçu comme une couche de coordination, un environnement capable d’organiser des applications, des flux de travail, des outils et des services dans une expérience cohérente, proche d’un bureau.
Dans les faits, la plateforme agit davantage comme un lanceur, un orchestrateur et un gestionnaire d’espaces de travail que comme un navigateur ou un gestionnaire de bureau.
Architecture et écosystème
En interne, DOMAIN a aussi vocation à servir de fondation à notre propre écosystème de produits. Beaucoup de nos applications sont conçues pour fonctionner dans cet environnement partagé afin de pouvoir accéder directement à des services communs :
- arrow_right couches d’authentification
- arrow_right gestion du stockage local
- arrow_right outils assistés par IA
- arrow_right systèmes de notifications
- arrow_right mécanismes de synchronisation
- arrow_right services de configuration
- arrow_right modules de sécurité
- arrow_right contexte utilisateur partagé
Cela permet aux applications intégrées à DOMAIN de fonctionner moins comme des logiciels isolés et davantage comme des composants au sein d’un environnement unifié. La plateforme ne se limite pas à nos propres outils. Les utilisateurs peuvent aussi intégrer des applications web externes, des sites web ou des services dans leur configuration d’espace de travail. En ce sens, DOMAIN sert en partie de passerelle entre des applications web autonomes et un système de travail plus persistant, orienté bureau.
Cette direction architecturale s’inscrit dans des tendances plus larges de l’industrie autour des mini-apps et des écosystèmes d’applications modulaires. Web.dev2 décrit par exemple les systèmes de mini-apps comme des environnements où de petites applications s’exécutent à l’intérieur d’applications hôtes plus larges, transformant ainsi l’hôte en plateforme applicative plutôt qu’en produit à usage unique.
Dans le même temps, les discussions en entreprise autour des architectures de super apps présentent de plus en plus ces systèmes comme des réponses à la prolifération des applications, à la fragmentation des flux de travail et à l’éclatement des outils. Splunk3 décrit notamment les super apps comme une manière de regrouper les flux de travail, les configurations, les systèmes d’authentification et les services intégrés dans des interfaces unifiées capables de réduire la fragmentation opérationnelle.
DOMAIN se situe à la croisée de ces idées, mais avec un accent plus fort sur les flux de travail de type poste de travail, la modularité et les environnements contrôlés, plutôt que sur la simple agrégation de services.
Ergonomie et conception des flux de travail
Les environnements logiciels modernes obligent souvent les utilisateurs à reconstruire sans cesse leur contexte : rouvrir des applications, repositionner des fenêtres, reconnecter des flux de travail, restaurer des onglets, réorganiser des sessions et gérer manuellement l’encombrement du système.
« Une grande partie du projet concerne aussi l’ergonomie. »
Les applications peuvent rester partiellement persistantes, les services en arrière-plan peuvent continuer à fonctionner discrètement, et les configurations d’espace de travail peuvent évoluer vers des environnements réutilisables plutôt que vers des sessions temporaires constamment recréées. Du point de vue de l’utilisateur, l’expérience devrait ressembler davantage à l’ouverture d’un espace de travail déjà configuré qu’à l’ouverture répétée de logiciels isolés. C’est aussi pour cette raison que DOMAIN se situe volontairement entre plusieurs catégories sans entrer parfaitement dans l’une d’elles :
- arrow_right ce n’est pas un navigateur
- arrow_right ce n’est pas un système d’exploitation
- arrow_right ce n’est pas simplement un lanceur
- arrow_right ce n’est pas strictement une super app non plus
C’est plutôt un environnement applicatif conçu autour de la continuité, de l’orchestration et des flux de travail modulaires.
Infrastructure et sécurité
Bien sûr, construire ce type de système soulève aussi des questions techniques et de sécurité. Les recherches menées sur les écosystèmes de super apps et les plateformes de mini-applications intégrées ont déjà montré l’importance de l’isolation, des permissions, des limites d’accès et des API contrôlées lorsque plusieurs applications cohabitent dans un même environnement d’exécution.
FIG 4 - Une sécurité rigoureuse, une architecture robuste.
Domain est une plateforme qui intègre la sécurité au cœur de l’environnement et redonne au propriétaire la maîtrise de son espace de travail, plutôt que de le laisser dépendre des flux et des applications.
Ces enjeux deviennent encore plus importants lorsque la continuité de l’espace de travail elle-même devient une partie de la plateforme. Les sessions persistantes, le contexte partagé, les services en arrière-plan et les interactions entre applications permettent des flux de travail plus fluides, mais exigent aussi des règles claires sur la manière dont les applications communiquent et sur les ressources auxquelles elles peuvent accéder.
C’est l’une des raisons pour lesquelles DOMAIN est abordé avec prudence comme une infrastructure, et non comme une simple interface riche en fonctionnalités. Le défi n’est pas seulement de faire coexister visuellement des applications. Il faut aussi garantir qu’elles coexistent de manière cohérente, sûre et prévisible dans le temps. Une couche d’espace de travail doit simplifier la vie de l’utilisateur sans introduire une complexité cachée en arrière-plan. Atteindre cet équilibre suppose de traiter la sécurité, l’isolation et la conception du système comme des fondations, et non comme des ajouts tardifs.
En fin de compte, la réussite d’un environnement de ce type dépend non seulement de sa capacité à relier efficacement les applications, mais aussi de la fiabilité avec laquelle il établit les limites qui leur permettent de coexister en sécurité dans un même espace opérationnel.
Conclusion
L’évolution de l’informatique moderne est de plus en plus marquée par la dispersion. Le travail ne se trouve plus dans une seule application ni dans un seul environnement, mais dans un réseau de services, d’outils et de flux de travail persistants qui fonctionnent en parallèle, souvent de manière indépendante. Dans ce contexte, la limite principale n’est pas la fonctionnalité. C’est la cohérence.
À mesure que les systèmes gagnent en puissance et se multiplient, l’enjeu central devient leur capacité à s’articuler dans une structure commune. Le problème n’est plus le manque d’outils, mais l’absence d’une couche unificatrice capable de les faire fonctionner comme un système de travail continu.
DOMAIN naît de ce changement de perspective. Non pas comme une fin en soi ni comme un remplacement des outils existants, mais comme une tentative de combler un vide structurel dans l’organisation de l’informatique moderne : l’absence d’une couche d’espace de travail persistante qui relie les applications, les flux de travail et le contexte en un ensemble cohérent. Si la dernière décennie a été celle de l’expansion des capacités logicielles, la suivante sera de plus en plus celle de la continuité entre ces capacités.